Laureat
Etude et récolte de données sur les interventions implémentées dans le cadre de la lutte contre le paludisme au Burkina Faso
- Titre du projet : Etude et récolte de données sur les interventions implémentées dans le cadre de la lutte contre le paludisme au Burkina Faso
- Equipe d'accueil : Programme National de lutte contre le paludisme
- Dates de la mobilité : 25 avril au 30 juin 2022 et 19 Aout au 30 septembre 2022
- Mots clés : Paludisme ; surveillance ; interventions ; Burkina Faso
- Résumé pour le grand public :
La recherche du lien entre le paludisme et les interventions mises en place pour y faire face dans le but de les optimiser est une étape clé dans la lutte contre le paludisme. Nous nous intéressons à ce lien et proposons d’évaluer la performance des interventions et stratégies de lutte, et aussi de proposer si nécessaire un réaménagement ou redéploiement des interventions en temps et en espace appropriés pour un résultat efficient. Connaître les détails et les méthodes d’implémentations de ces interventions est donc primordial pour adresser ce travail et accompagner la stratégie de lutte contre le paludisme au Burkina Faso.
Notre mobilité au PNLP à donc consisté dans un premier temps à mener une récolte des données d’interventions mise en place pour lutter contre le paludisme. Ces interventions sont la distribution de moustiquaires imprégnées (femmes enceintes, enfants de moins de 5 ans et en population), la chimio-prévention saisonnière, les pulvérisations intra domiciliaire, les traitements préventifs intermittent, les agents communautaires de santé, et les tests de dépistages rapides.
Nous avons ensuite effectué un travail de vérification des données et corrigé les aberrations. Enfin nous utiliserons ces données de bonne qualité pour rechercher le lien entre le paludisme et les interventions et ainsi proposer éventuellement une nouvelle stratégie d’implémentation de ces interventions en collaboration avec le PNLP. Ce travail débouchera donc sur la mise à jour du faciès épidémiologique du paludisme au Burkina Faso et aussi à une stratification du pays en zones homogènes à cibler de façon stratégique lors de l’implémentation des interventions de lutte.
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4ème année d'Eloïse Vinson
4ème année d'Eloïse Vinson
- Titre de la thèse : L’embryon humain : analyse d’un phénomène socio-représentationnel
- Directeur/trice de la thèse : Lionel Dany (LPS) ; Thémis Apostolidis (co-directeur, LPS)
- Ecole doctorale : ED 356
- Mots clés : Embryon humain ; biotechnologies ; procréation ; représentations sociales
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Résumé pour le grand public :
Une enquête par entretiens a été réalisée entre 2023 et 2024 pour approfondir l’impact de l'implication personnelle dans les façons de penser le statut de l’embryon humain et leurs liens avec les processus de (dé)légitimation des biotechnologies médicales (PMA, recherche sur l’embryon humain). L’étude a impliqué 22 participants dont des patients en parcours de PMA, des professionnels de santé (gynécologues et conseillères en génétique), et des individus dits "child-free" (sans désir d’enfant). Ces groupes ont été choisis en raison de leur niveau d’implication à l’embryon : par exemple, pour les patients en PMA, l’embryon est techniquement présent à chaque étape du parcours, jusqu’à la décision annuelle de conserver, détruire ou donner les embryons restants qui sont congelés à l’issue d’une fécondation in vitro. Les professionnels sont techniquement impliqués dans les processus de procréation, ont accès au discours des patients et sont également soumis à un cadre légal qui encadre leur pratique. Les personnes « child-free », n’ayant pas de relation directe avec l’embryon pourraient évoquer des aspects idéologiques ou sociétaux.
Les participants ont d'abord réagi à des images d’embryons, dont l’une montrait un cordon ombilical et une poche amniotique. Cette tâche a permis d’observer l’influence de ces éléments visuels sur la perception de l'embryon : l’image avec cordon est souvent interprétée comme la « réussite » d’un parcours de PMA, tandis que l’autre est perçue comme un échec ou une représentation symbolique de la mort. Les participants perçoivent la variabilité du statut de l’embryon en fonction du contexte : par exemple, en distinguant les grossesses souhaitées et les interruptions de grossesse, ou en reconnaissant l’influence de la socialisation religieuse. Quant aux biotechnologies, les patients PMA se montrent ambivalents à l’idée de donner les embryons non utilisés à la recherche, certains les considérant presque comme leurs enfants. Les professionnels, soulignent les bénéfices thérapeutiques des recherches, comme l'amélioration des traitements de fertilité. Les personnes « child-free », quant à elles, peuvent parfois être plus critiques notamment envers les biotechnologies procréatives. Ils perçoivent parfois le recourt à ces techniques comme symptomatique d’une société de consommation où les désirs individuels sont priorisés, à l’instar du désir d’enfant.
Les résultats montrent que le niveau d’implication et les parcours de vie influencent les représentations de l’embryon. Les expériences de PMA, le travail en santé font de l’embryon un objet émotionnellement et socialement chargé, qui implique aussi une remise en question des normes procréatives. Le statut de l’embryon est perçu à la croisée de la morale, de la science et de la loi, avec une diversité de points de vue rendant complexe l’élaboration d’un consensus, qu’il convient toutefois de questionner.
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4ème année de Martin Bastien
4ème année de Martin Bastien
- Titre de la thèse : Profils, pratiques et santé des usagers réguliers de cannabis dans le contexte français
- Directeur/trice de la thèse : Perrine Roux (SESSTIM)
- Ecole doctorale : ED 62
- Date de la 4ème année : Janvier 2024 à Janvier 2025
- Mots clés : Usage de cannabis ; parcours de consommation ; automédication ; Réduction des Risques ; méthodes mixtes
- Résumé pour le grand public :
Malgré les politiques prohibitives, la prévalence de l’usage du cannabis a continué d’augmenter dans la population française au cours des dernières décennies. De plus, les modes d’usages et les produits disponibles continuent de se diversifier, avec une incertitude persistante quant à la qualité des produits en circulation. Dans un contexte de controverses autour du cannabis (par exemple, vis-à-vis de l’usage médical ou de son statut juridique), il est nécessaire de proposer de nouvelles stratégies de santé publique adaptées aux besoins des personnes concernées, notamment afin de réduire les risques associés au cannabis. L’objectif global de ces travaux de thèse est de décrire et comprendre les pratiques d’usage chez les personnes consommatrices régulières de cannabis en France, ainsi que leurs perceptions des bénéfices et des risques associés à ces pratiques.
Ces travaux de thèse reposent sur le croisement de données issues de trois enquêtes par questionnaire, conduites par Internet en collaboration avec des associations de santé communautaire, et de données issues de 21 entretiens menés auprès de personnes entre 18 et 68 ans qui consomment régulièrement du cannabis. Plusieurs analyses des réponses aux questionnaires permettent de décrire les profils et les motivations des participant·es vis-à-vis des usages thérapeutiques (hors recommandation médicale), et également vis-à-vis de la gestion de la qualité des produits. L’analyse des récits des participant·es aux entretiens permet de décrire les stratégies qu’ils·elles mettent en place pour gérer leurs consommations dans leur vie quotidienne.
Les résultats montrent ainsi des profils d’usager·ères « expert·es », socialement intégré·es, qui revendiquent des « usages responsables » et/ou des usages « thérapeutiques ». En effet, de nombreuses personnes consommatrices de cannabis adaptent volontairement leurs pratiques dans le but de préserver, voire d’améliorer, leur fonctionnement physique, mental et social dans leur vie quotidienne. Les stratégies mises en place tiennent compte des contextes de consommation, de la forme et de la qualité des produits, de la source d’approvisionnement, et des modes de consommation. Enfin, ces stratégies ne sont pas mises en place de la même manière selon l’âge, le genre, le niveau d’éducation, l’état de santé et les conditions matérielles de vie des personnes.
Finalement, ces résultats soulignent la possibilité de trajectoires non-problématiques d’usage du cannabis, voire de trajectoires positives. Les politiques et interventions de santé publique pourraient ainsi viser à renforcer les compétences, les connaissances et l’autonomie des personnes consommatrices. Elles pourraient également permettre des pratiques d’approvisionnement plus sécures, notamment en proposant des alternatives au marché illégale ou en contrôlant la qualité des produits sur le marché du cannabis.
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Soigner la pandémie
Soigner la pandémie
- Titre du projet : Soigner la pandémie : le personnel hospitalier à diplôme étranger dans la région Sud
- Date de la manifestation : Décembre 2022 à février 2023
- Résumé pour le grand public : (à venir)
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AMADES colloque Covid-19
AMADES colloque Covid-19
- Titre du projet : AMADES - Colloque international francophone et multisite Anthropologie et Covid. États, expériences et incertitudes en temps de pandémie.
- Dates de la mobilité : 15 au 17 juin 2022
- Résumé pour le grand public :
L’association AMADES, associée à ses partenaires institutionnels et scientifiques, a organisé un colloque international francophone multisites, intitulé « Anthropologie et Covid-19. États, expériences et incertitudes en temps de pandémie ».
Ce colloque visait à questionner la recherche en anthropologie sur la crise sanitaire provoquée par la pandémie à SARS-CoV-2 et la manière dont cette nouvelle pandémie venait renouveler les objets et les méthodes de la discipline.
Le colloque comprenait des conférences en séances plénières, des panels et des tables rondes. Une attention a été accordée aux communications issues de travaux anthropologiques, et plus largement aux recherches qualitatives reposant sur des enquêtes ethnographiques.
Dans la continuité des valeurs chères à l’association AMADES, les présentations ont été programmées de manière interdisciplinaire et interprofessionnelle à plusieurs voix (anthropologie, sociologie, sciences médicales, sciences de l’environnement, institutions, associations de patient.e.s, etc.). Des approches comparatives mettant en évidence les travaux réalisés sur d’autres épidémies (Ebola, VIH) étaient également au programme.
Ce colloque s’est déroulé les 15, 16 et 17 juin 2022 sur le site de Marseille (Cité des Associations), et a rassemblé plus de 100 participant.e.s autour de thématiques relatives aux expériences et aux formes de la maladie, du point de vue des soigné.e.s comme des soignant.e.s ; celles relatives aux inégalités ; celles traitant des conséquences de la pandémie sur les systèmes et les politiques de santé ou encore celles portant sur les mesures de santé publique et sur les relations entre santé environnementale et crises épidémiques.
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Hear + Stat 2022
Hear + Stat 2022
- Intitulé de l’école thématique, structure organisatrice : 3rd Corsican Summer School on Modern Methods in Biostatistics and Epidemiology, Université de Corse Pascal Paoli
- Date : 4 au 8 juillet 2022
- Mots clés : Survie Nette ; Estimation non-paramétrique ; Données manquantes ; Analyse d’évènement multiples
- Résumé pour le grand public :
Du 4 au 8 Juillet 2022, j’ai pu assister à l’école d’été organisé par le Pr. Giorgi et le groupe de travail CENSUR (Challenges in the Estimation of Net SURvival) et se déroulant au sein de l’Université de Corse Pascal Paoli dans la ville de Corte (CORSE). Durant ces 5 journées, j’ai pu assister à plusieurs présentations théoriques portant sur la survie nette. Plusieurs thématiques ont été abordées au cours de ses présentations comme par exemple des méthodes numériques d’estimations des paramètres, des applications concrètes en santé publique et la gestion des données manquantes pour ce genre d’analyse.
En plus des présentations théoriques, nous avons pu également nous exercer à utiliser ces méthodes avec le logiciel R et tout en étant encadré par les personnes ayant développés ces méthodes. L’alternance des sessions théoriques puis pratiques nous a ainsi permis de directement appliquer les méthodes vues dans la même journée.
Enfin, nous avons pu également échanger avec les intervenants, directement pendant les présentations ou les sessions pratiques mais également lors du diner et des différents temps de pauses. De plus, cette école d’été m’a également permis de rencontrer des doctorants ou chercheurs d’autres pays et d’échanger avec eux quant à nos thématiques de recherche respectives.
Ainsi cette semaine de formations a été l’occasion pour moi d’approfondir mes connaissances sur une méthode particulière de survie aussi bien d’un point de vue théorique que pratique et d’avoir des échanges enrichissant avec des doctorants et chercheurs de divers pays.
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ECO-SenB
ECO-SenB
- Titre du projet : Evaluation médico-économique de la prise en charge des patients hépatite B chronique dans le cadre de la cohorte Sen-B à Dakar (ECO-SenB)
- Equipe d'accueil : Servie des Maladies Infectieuses et Tropicales de l’hôpital de Fann (SMIT, Pr Moussa Seydi)
- Dates de la mobilité : 4 au 15 février 2024
- Mots clés : évaluation économique ; coût-efficacité ; hépatite B chronique ; Sénégal
- Résumé pour le grand public :
J’ai effectué une mission de dix jours au Sénégal dans le cadre de mon post-doctorat (IRD) effectué au SESSTIM sur l’évaluation de l’efficience et de l’équité de modèles de prise en charge des hépatites virales en Afrique subsaharienne.
Dans le cadre de cette mission, j’ai principalement travaillé au sein du Services des Maladies Infectieuses et Tropicales (SMIT) de l’hôpital de Fann avec l’équipe de la cohorte de recherche « Sen-B ». Depuis 2019, la cohorte Sen-B a recruté et suit près de 1000 patients avec une infection chronique au virus de l’hépatite B (VHB). C’est la cohorte des personnes vivant avec une infection chronique au VHB (PVVHB) la plus importante d’Afrique subsaharienne.
L’objectif principal de ma mission était de recueillir les données nécessaires à la réalisation d’une évaluation médico-économique de la prise en charge des PVVHB proposée par la cohorte. Cette évaluation permet, à l’aide des outils de la modélisation mathématique, de se projeter dans le futur pour estimer l’efficacité (par exemple en années de vie gagnées) et le coût (pour le système de santé) de la prise en charge des PVVHB telle que proposée dans la cohorte. Ce sont des données très importantes pour les décideurs publics et les bailleurs internationaux.
L’évaluation médico-économique repose sur la simulation du devenir des PVVHB, avec et sans suivi médical. Il est donc tout d’abord nécessaire de modéliser leur évolution en définissant plusieurs états de santé possibles par lesquels PVVHB peuvent passer. Une grosse partie du travail de ma mission a été de bien comprendre le suivi proposé dans le cadre de la cohorte, les indications de mise sous traitement et les évolutions possibles des patients, avec et sans traitement. Ces discussions ont donné lieu à l’élaboration d’un modèle clinique spécifique au suivi VHB de la cohorte (voir ci-dessous).
L’autre volet de l’analyse médico-économique repose sur une étude des coûts associés à chaque état de santé du modèle. Les coûts des examens biologiques ont été collectés auprès des laboratoires du SMIT et du CRCF, les coûts des consultations et actes d’imagerie ont été évalués après entretien avec le personnel de la cohorte et les coûts des médicaments ont été renseignés après enquête auprès de la pharmacie centrale de l’hôpital de Fann et de plusieurs pharmacies privées. Enfin, j’ai profité de cette mission pour rencontrer Fatou Nguirane, la présidente de l’association de PVVHB « Saafara Hépatites » pour envisager de futures collaborations.
Ma mission s’est achevée par une réunion avec l’équipe de recherche pour (i) présenter les avancées et prochaines étapes de l’analyse coût-efficacité et (2) valider le plan des analyses sur la qualité de vie autour de deux projets d’article.